[Lecture] Fatherland (Robert Harris)

Roman policier uchronique du britannique Robert Harris, publié en mai 1992.

Présentation de l’éditeur:

Berlin, 1964. Les forces de l’Axe ont gagné la guerre, la paix nazie règne sur l’Europe. L’Amérique a refusé le joug. Mais, dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre.
Deux meurtres viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d’anciens S.S. de haut rang jouissant d’une paisible retraite. Chargé de l’affaire, l’inspecteur March s’interroge. S’agit-il d’un règlement de comptes entre dignitaires ? Pourquoi la Gestapo s’intéresse-t-elle à l’enquête ? Quelle est cette vérité indicible qui semble menacer les fondations du régime ? Dans Berlin pavoisé, les bourreaux guettent, prêts à tout pour étouffer les dernières lueurs de la liberté.

Et si l’Allemagne nazie avait gagné la guerre…

C’est flippant, hein ? L’auteur se sert de l’uchronie pour étendre le totalitarisme à l’échelle mondiale, bien que l’action ne se situe qu’en Allemagne pour la grande majorité de l’intrigue. Au fil de ce thriller, l’auteur nous immerge dans l’ambiance malaisante des populations contrôlées et nous rappelle dans un devoir de mémoire cette sombre période historique qu’est la Seconde Guerre Mondiale, notamment au travers du traitement des Juifs.

Cela pourrait être un roman policier comme un autre. En effet, les changements historiques sont abordés de telle manière que le lecteur se trouve plongé dans cette histoire alternative comme si tout était normal, naturel. L’immersion est réussie et l’enquête que mène l’inspecteur March est palpitante. On sent également la difficulté à faire confiance, l’ambivalence de certaines rencontres, et un certain jeu des masques pour tenter de conserver sa place au sein d’une société qui n’hésite pas à supprimer les opposants.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette uchronie, avec des personnages dont on découvre par touche toute la complexité. Si le récit est sombre, oppressant par l’omniprésence des contrôles, de la surveillance et de la délation, sa fin ouverte est pleine d’espoir. Un très bon roman.

Infos sur le livre présenté:

Édition présentée: Pocket (28/03/1996). Traduit de l’anglais par Hubert Galle. ISBN/EAN13: 9782266071178.

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